dimanche 8 novembre 2009

Le " crêpe véritable " posologie et mode d'administration



chaussures montées en crêpe véritable, dans sa fabrication de montage traditionnelle, une épaisseur collée et cousue en petits points ici sur un procédé de montage sandalette,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/10/autre-montage-le-sandalette.html
 la deuxième soudée par elle même par verrage.





Un morceau de crêpe véritable.

Les amateurs de chaussures qui exigent pour la protection de leurs chaussures des patins topy top sem dit " crêpe " n'en ont certainement pour la majorité, jamais vu. Ce sont bien souvent des caoutchoucs à l'apparence ondulée et granulée de ce matériau naturel, aux noms évocateurs de crêpex, crépina, etc...
Le crêpe est obtenu par des saignées comme pour la résine des pins, faites dans des arbres de plus de 30 mètres de haut, en milieu naturel l'amazonie, le viet-nam, et dans les îles de malaisie.

Le latex récolté s'appelle cytoplasme qui contient 25 à 40% de particules de caoutchouc en suspension, c'est maintenant la seule source de récolte de caoutchouc naturelle produits irremplaçables pour l'industrie des pneumatiques, des préservatifs et des gants en latex, etc...
A savoir que les fabrications modernes de pneumatiques n'utilise plus que 5% de caoutchouc naturel, pour 15% de caoutchouc syntétique, les 80% restant se partagent en agents chimiques, renforts métalliques etc...
Ce latex naturel se solidifie, se coagule, et caille comme du lait, très rapidement, il est recueillit dans des récipients et forme des feuilles qui après cylindrage, deviennent des plaques de crêpe.
Le nombre de feuilles cylindrées, correspond à l'épaisseur des plaques fournie par l'industrie aux demandes des utilisateurs.

La vulcanisation invention ou ... trouvaille? consiste à mélanger du crêpe broyé, mastiqué, écrasé et des produits à base de souffre et à faire agir ( le plus souvent la chaleur ), pendant un temps fixé à une température convenablement choisie, le latex devenu caoutchouc par cette vulcanisation, est alors rendu commercial, vendable, et employable. Ce sujet étant complexe, il existe bien entendu d'autres manières de vulcanisation.

Ce même crêpe dissout dans certains produits, l'essence légère de pétrole, le benzol, le toluène, le trichloréthylène, ainsi traité devient de la dissolution de caoutchouc.
La toxicité de ces produits, avec les nouvelles réglementations, font que la dissolution est faite avec l'essence légère de pétrole, et pour les colles de qualité supérieures avec du trichloréthylène.
Cette colle " souple "était très employée par nous avant pour beaucoup de " petits " travaux, la préparation des glissoires avant la couture, les premières peaux de propreté, etc... elle n'est pratiquement plus utilisée par les cordonniers, au bénéfice de la colle néoprène, qui nous sert maintenant à pratiquement tous les travaux.
Les différentes colles mériteraient un article à elles seules, tant ce sujets est vaste, compliqué, et important.




A une époque ou beaucoup de souliers voyaient leurs semelles d'usure en cuir, le crêpe se rencontrait en quantité non négligeable dans les fabrications. Si maintenant elles sont principalement en procédé de montage sandalette, clarkes, kickers, etc...ont les rencontraient avant dans tous les autres procédés, goodyear, norvégien, dehors en dedans, etc...
Le mariage du crêpe se fait normalement, et idéalement avec lui même, pour cela une première épaisseur est collée et cousue en petits points, blake, pour la réception de la deuxième soudée à " chaud " par verrage au banc de finissage, sans colle par contact. La couture du petit point s'encastre assez facilement dans ce matériau relativement souple, et le verrage ne pose pas trop de problème, il faut quand même y faire très attention et ne pas couper les fils.
On " peut " et bien évidemment " avec ce genre de verbe " tout devient possible, et les fabricants dans leurs productions modernes ne s'en privent pas , le coller sur du cuir, du caoutchouc, et même la peausserie des tiges, etc...avec tous les problèmes de décollements que l'ont peut supposer, le mariage le meilleur pour moi en faisant abstraction de la réparation traditionnelle, est avec c'est amusant, les caoutchoucs qui se veulent de par leurs appellations du crêpe, les crépex, crêpina, etc...








Il se vends en plaques de différentes épaisseurs :
De 1mm pour les fabrications les camouflages et les tricheries de certaines chaussures particulièrement de femmes compensées, mais aussi d'homme, en recouvrage.
Il lui arrive aussi de cracher dessus, sans tenir compte de ce manquement à l'hygiène.

De 2mm, 3mm pour la première épaisseur collée et cousue en petits points.

De 4mm, 5mm, et 6mm, pour les semelles d'usure, les sous bouts, les bonbouts. Ils sont tous soudés de la même manière par verrage.

Sa coupe :
Dans l'atelier de cordonnerie ancien se trouve en permanence un bac rempli d'eau pour le trempage des cuirs, cela n'existe plus aujourd'hui. Le cordonnier s'en sert pour tremper son tranchet pour la découpe des caoutchoucs, mais particulièrement du crêpe.

La finition :
Elle se fait à l'envers des autres matériaux, en remontant, sur la bande sans fin, pour éviter l'agglomération et le collage des particules constamment produites par le verrage et " auto collantes " il faut lisser avec le pouce mouillé les lisses et les talons, les anciens crachaient allègrement sur les souliers, manière assez peu hygiénique pour nos cordonniers modernes civilisés. Il faut impérativement un ciseau, pour couper les particules en angle de la semelle d'usure et des lisses, nécessaire pour un fini parfait.
Je ne sais pas si les cordonniers modernes font beaucoup de ressemelages en crêpe et si la réparation leur est connue et facile pour eux.
Nous le faisions régulièrement plusieurs fois par jour, et c'était devenu pour nous un jeu d'enfant. Le banc de finissage récoltait en quantité ces particules qui s'entrecollaient elles même dans tous les réceptacles d'aspiration du banc, des rouleaux d'abrasifs, " dans les sacs en toiles pour ceux qui en possédaient, et dans les tuyauteries en fer en sorties sur les trottoirs, la législation moderne s'accommoderait mal aujourd'hui de ces procédés.
je parle de rouleaux de verrage, qui étaient fendus et s'ouvraient pour la tenue du papier de verrage, les bandes sans fin n'existaient, pas avec leurs finissions régulières sans à coup, sans chauffe et brûlage des matières, pour la finition merveilleuse de nos jours, qui était très souvent faite à la main, à la râpe, et au verre.
Régulièrement les artisans enlevaient les sacs pour les bancs qui en étaient pourvus, et mettait le feu aux particules, seul moyens de s'en débarrasser aux endroits inaccessibles, je vous épargne les odeurs et la fumée.
A cette époque les bancs de finissage simples et réduits à la plus simple construction, s'accommodaient parfaitement de ce mauvais traitement, il serait parfaitement impossible dans nos ateliers, et avec les bancs modernes de maintenant, complexes, avec des compartimentages, de nombreux moteurs électriques, des parties fragiles, de procédé de la même façon aujourd'hui. Le côté amusant du crêpe et de sa particularité, les jeunes apprentis que nous étions récupéraient en roulant les particules et s'en faisaient des ballons énormes, lourds, sans rebondi, et dangereux, nous avions parfois peu de façon pour nous amuser, c'en était une surtout en atelier, lorsque le maître d'apprentissage avait le dos tourné.

Ses avantages :
matériau naturel il est silencieux, doux, et amortit la marche, relativement léger pour des souliers en cousu baraquette, aux épaisseurs importantes. j'en oublie peut être mais je n'en vois pas d'autres.

Ses inconvénients :
Si j'ai dit qu'il était silencieux, il peut malheureusement être très bruyant selon le revêtement, certaines professions sont obligées de s'en priver, mécanicien etc... car il est sensible et se désagrège avec certains produits, hydrocarbure, à certains solvants ou dissolvants, acétone etc... Remplace les patins à glace ou à roulettes, selon les revêtements, dalles de marbre ou de ville, et les intempéries.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/06/ces-chaussures-qui-font-du-bruit.html

Au poste de finissage et pour la livraison :
Le crêpe n'est pas sensible à la déforme qui glisse sur lui sans tenue et il est livré tel quel ou ciré, ou passé à la déforme incolore pour un effet plus esthétique, seule la teinture arrive à tenir sur lui, sa couleur est blanche il jaunit au vieillissement et à la lumière, durcit au froid et se ramollit à la chaleur.

Maintenant :
Sa principale et presque unique utilisation mais c'est depuis toujours, enlever la colle sur tous les supports, ainsi que les taches, nettoie et redresse les daims, les veaux velours, les nubucks, et les strecths.
Dès qu'un problème survient sur une tige de soulier, le cordonnier avec un morceau de crêpe essaie en premier ce moyen simple avant tous autres choses plus agressives, c'est du moins ce que je fais.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2011/09/comment-enlever-la-colle.html

Beaucoup d'artisans les Menuisiers ... avaient connaissances de cette propriété et particularité venaient nous en chercher régulièrement.
Je pense en avoir fait un tour assez complet, j'ai dû en oublier, qu'on veuille bien me pardonner.

Très amicalement,
Tictac

25 commentaires:

  1. Tictac, c'est un article passionnant. Bravo pour la richesse technique et la magnifique rédaction. Savez-vous si les cordonniers actuels continuent à réparer des semelles en crêpe véritable ? Mes Clarks commencent à être usées de la semelle alors que la tige est fraîche comme au premier jour... ce serait dommage de les balancer !
    Une autre question : le crêpe un peu usé devient lisse et glisse dangereusement sur les sols humides. Existe-t-il une solution pour faire des semelles crêpe "compatibles pluie".
    Je garde votre blog en bookmark car je crois que je vais continuer à bouquiner !. Xavier

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  2. Bonjour,

    Je pense que malheureusement la majorité des cordonniers modernes ne savent plus comment réparer le crêpe si j'en juge d'après les demandes en privé qui me sont faites.
    L'autre jour c'est même une unité de production en Indonésie qui était dans la recherche.
    Le crêpe maintenant sert principalement, au nettoyage, et pour en lever la colle, j'en ai fait d'ailleurs un sujet " comment enlever la colle "
    Les cordonniers détournent ces types de réparations en changeant radicalement de matière, au travail traditionnel, une épaisseur collée et cousue, genre rug, crêpex, crépina, etc...qui tiennent merveilleusement bien collés, acceptent les coutures, sont souples, solides, légers, qui ne glissent pas à l'eau, du moins quand ils sont neufs.
    C'est un des inconvénients du crêpe, et je ne connais pas de moyen de lui faire accepter la pluie sans glissades.
    Toujours à votre disposition, très amicalement.

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  3. Bonjour
    Ou puis je me procurai du crêpe sur enlever la colle? Merci

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    1. On trouve des plaques de crêpe de diverses épaisseurs au sous-sol du BHV à Paris à côté des plaques de caoutchouc "Topy".

      Alternativement, on trouve des "brosses" en crêpe pour nettoyer les veau -velours et le nubuck.

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  4. Bonjour,
    Je pense que le seul endroit est chez un cordonnier, sinon chez un crépin si il accepte la vente ce serait une plaque entière!
    Très amicalement.

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  5. Bonjour,
    J'ai une paire de Clarks à semelle de crèpe, mais l'une d'elles s'est percée, je pense après avoir pris de l'essence dans une station !!!
    Puis-je vous les envoyer pour les ressemmeller dans les règles de l'art ? Aucun cordonnier autour de chez moi n'est capable de le faire !!!

    Merci d'avance pour votre aide !

    Jean Yves

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    1. Bonjour,
      Je suis sidéré que vous ne trouviez pas de cordonnier qui vous donne satisfaction.
      Et désolé, nous n'acceptons aucune réparation liée au blog ou aux fora. Un message d'avertissement à été mis sur ce dernier.
      http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2010/07/demandes-de-reparations.html
      Bonne recherche.
      Très amicalement.

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  6. Bje possede une plaque de crépe qui provient de chez mes grand parent quel est les prix de ce maeriaux?
    merci

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    1. Bonjour,
      La plaque comme toute matière depuis ce temps a sans doute mal vieillit.
      Il faudrait la dimension, je peux me renseigner, mais les matières premières nécessaires à nos activités sont achetées sincèrement sans savoir bien souvent le prix, nous en avons besoin impérativement!
      rès amicalement.

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  7. bjr merci de votre reponse voici le dim de la plaque 36X 90 CM
    EPAISSEUR 4 OU 5 mm
    plaque encore souple
    merci pour vos renseignement
    cordialement

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    1. Bonjour,
      Désolé pour le retard mais je viens d'avoir le prix, selon les crépins, à peu près 17 / 18 euros le kilo.
      Très amicalement;

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  8. Bonjour,
    Je viens de m'acheter une paire de Clarks anciennes et les semelles sont un peu rigides. Comment faire pour les rendre souples. Les mettre sur une source de chaleur (style chauffage), est-ce une bonne idée? Merci pour vos réponses. Amitiés de Belgique. Stéphane.

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    1. Bonjour,
      Mes excuses pour cette réponse tardive.
      Les matières s'altèrent comme tout en vieillissant. On nous apporte à l'atelier des chaussures neuves, jamais portées depuis une éternité qui se décollent, se décousent, se déchirent, irrémédiablement.
      j'ai fait un sujet " porter vous chaussures pour les faire vivre "..
      Le crêpe ne déroge pas à cette règle. je ne connais pas de moyen de le faire s'assouplir. Une source de chaleur n'est sans doute pas la bonne idée puisque tout est fait pour l'éviter, ne serait ce que pour les faire sécher.
      si il existe un moyen je ne le connais pas, je suis désolé.
      Très amicalement;

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    2. Merci Tictac, pour la réponse. Je vais les faire revrivre petit à petit un peu tous les jours (les semelles ne sont pas complêtement rigides de toutes façons :). Merci, bonne continuation et bravo pour l'article : Le " crêpe véritable " posologie et mode d'administration.

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  9. Bonjour Tictac !
    J`ai une question personnel a te poser car tu as l`air vraiment caller !!!!? C`est au sujet du latex pour faire des semelles . Mais je n`arrive pas a voir ton adresse mail sur le site !?

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    1. Bonjour,
      Mon adresse mail se trouve dans mon profil, mais la voici.
      carles.jean@yahoo.fr

      Très amicalement;

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  10. Bonjour Tictac,


    J'ai récupéré une magnifique paire d'après-ski d'époque 1960. Ils sont en peau de phoque, la semelle en plastique épais cranté. Tout autour de la chaussure, entre la semelle et la peau, il y a une bande en crêpe teintée marron/noir. cette bande est comme durcie, mais surtout à un endroit derrière le talon, il y a comme un petit accroc où le crêpe est devenu collant. Si je pose le doigt, ça colle. C'est dommage car tout le reste est superbe, la teinture marron/noire est absente, ça fait un léger creux et c'est brillant! Existe-t-il un moyen pour remédier à ça? Je pensais poudrer... avez-vous un conseil?
    Merci. Sophie

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    1. Bonjour,
      Merci pour votre contact.
      Je vois très bien vos chaussures, et je pense votre soucis.
      Tout est bien sûr possible, alors réparer vos souliers doit l'être sans trop de difficultés.
      Il existe des bandes de crêpes fines pour ce types de remise en état bien que je doute que cette bande soit en crêpe.
      Je le dis souvent trouver la bonne personne au bon moment car je doute que la solution soit dans vos possibilités.
      C'est ce que je vous souhaite.
      Jean

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  12. Bonjour,
    je crée des chaussures et je souhaite utiliser des semelles en caoutchouc naturel. Je suis bien embêtée par les colles néoprène.
    Pouvez-vous m'éclairer sur la technique dont vous parlez? De l'applique de deux semelles, l'une en couture blake, l'autre, sans colle?

    Merci beaucoup, je travaille avec un lycée professionnel et j'aimerais beaucoup l'essayer avec eux.

    En vous remerciant,
    Coline

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    1. Bonjour,
      Oui le crêpe s'emploie d'une manière traditionnelle en deux épaisseurs.
      La première fine, collée pour pour sa préparation à la Couture en petits points, Blake etc...
      La seconde épaisse collée / soudée sans colle uniquement par verrage au banc de finissage qui remet en humeur les particules du crêpe pour une tenue parfaite après martelage ou mise à la presse.
      Sa finition est particulièrement à rebrousse poils à l'envers car cette particularité fait que les particules se collent constamment entre elles!
      Un dessin une démonstration valant toujours mieux qu'un long discours!!
      En espérant que vous aurez compris mon exposé.
      Très amicalement.

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  13. Bonjour Tictac !
    Déjà, merci pour ce blog ! De bonnes informations sur les arnaques des fabricants en matière de cuirs (le régénéré notamment) et de fausses coutures.
    Concernant les semelles d'usures en 100% caoutchouc naturel, j'ai pu en tester sur une paire de cette marque italienne assez connue et plutôt haut de gamme et je dois dire que j'ai été bluffé du confort au point de chercher, de trouver et de commander chez leur fournisseur, francais au passage, dont le système de production reste assez artisanal, 2 paires de semelles type commando à coudre en goodyear.
    J'ai hâte de ressemeler une paire de bottines avec mais je me demande tout de même, et c'est là où je voudrais ton avis, comment le caoutchouc 100% naturel (en semelle à crampons) accroche sur surfaces mouillées (trottoirs, etc.) ? J'imagine logiquement moins bien qu'une semelle commando anglaise (itshide par ex) mais ces dernières sont, à mon goût, beaucoup trop dures.
    Merci d'avance.
    Rodolphe

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  14. Bonjour Tictac,

    je désire coller une intercalaire en latex pur (ayant des propriétés amortissantes impressionnantes) entre le talon en cuir et le bonbout en caoutchouc. Cet assemblage me permettrait d obtenir un excellent effet amortissant au niveau du talon.
    Seulement, vous précisez que le latex pur se colle difficilement à la néoprène.

    Apres verrage au grain 100 puis cardage au grain 24 ou bien à la brosse métallique, je comptais halogener les 2 faces de l intercalaire en latex pur avant un encollage à la néoprène. L'halogenisation du latex permettant une meilleure accroche de la colle. Qu'en pensez-vous ?

    Amicalement.

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    1. Bonjour,
      Je ne pense pas que votre solution sois la bonne pour amortir votre marche.
      En effet, il faut toujours tenir compte du mariage des matières dans plusieurs domaines
      Ce mariage n’est pas bon pour son positionnement entre deux matériaux rigides, pour sa tenue en collage, celle du bonbout qui lui doit être collé et cloué.
      Je pense qu’il faut suivre d’autre pistes, simplement l’achat de chaussures comportant cet amorti, la pose de talonnettes en gel à l’emboitage Intérieur, celle de bonbons en matière souple, etc...
      Voilà ce que j’en pense, n’ayant cependant pas la science infuse!
      Très amicalement.

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    2. Effectivement, la mollesse de l intercalaire couplée au problème de collage spécifique du latex, soumis aux contraintes par cisaillement du talon, risque de poser des problèmes de maintien du bonbout.
      Une demi solution serait de ne mettre qu un tiers de l'intercalaire en latex encastré dans le tiers arrière du sous bout en cuir et de coller le bonbout caoutchouc sur ce sous bout 2/3 cuir 1/3 latex. Ceci permettant de clouer le bonbout caoutchouc sur les 2/3 du sous bout cuir tout en ayant un amorti supérieur sur l arrière du talon.
      Cela dit, cela fait beaucoup de boulot pour une demi solution...
      Je pense que je vais tout simplement coller et clouer le bonbout sur le sous bout cuir. Les solutions les plus simples étant souvent les plus efficaces. Ce bonbout de 6mm ayant déjà des propriétés amortissantes importantes avec une densité de 53 shore a, soit presque la moitié du classique Top85...
      Par contre, quels clous utiliser ? J'ai vu sur un forum, dans l'un de vos messages, que vous conseillez les têtes d homme. Pourriez-vous me préciser les dimensions (longueur, diamètre) et matière (laiton, cuivre ou acier ?) généralement utilisées pour clouer les bonbouts caoutchouc sur le talon cuir ?
      D'avance merci !

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